Anne Cadilhac : une artiste diablement « ferrerienne ».
Dans ce marathon humoristique et musical, Anne Cadilhac fait revivre Nino Ferrer dans un spectacle fantasque et loufoque, magistralement mené. Tout en s’accompagnant divinement au piano elle communique au public sa talentueuse vitalité. Jouant autant de sa superbe voix que de ses talents de comédienne et d'imitatrice, elle livre un spectacle drôle et émouvant avec un énorme sens de la dérision.
Au milieu des tubes - « Le Sud » bien sûr mais aussi le très osé « Je voudrais être noir » ou le bucolique « La Maison près de la fontaine » - elle convoque Jane Birkin, Véronique Sanson et même une prof d’allemand à la rigidité wagnérienne.
Elle retrouve aussi dans la poésie désabusée du père de « Mirza » la troublante modernité de certains textes car Ferrer, bien avant Kyoto et Copenhague, laissait régulièrement ses paroles se teinter d’un message écologique.
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