Une cévenole, Danièle Nicolas, sur scène pour le temps de son petit théâtre,
« la Fileuse de Mots ».
Un « one woman show » de créations artistiques en relation avec des frontières symboliques, des réalités humaines, des déplacements entre le passé, présent et désirs. Une myriade de mots enfilés les uns derrière les autres pour faire renaître l’âme cévenole d’une génération où le don entre la terre et l’homme était naturelle
mais qui s’est perdue depuis de nombreuses années avec la disparition des anciens. Elle sert sur scène le repas d’une vie, une nourriture, des relations entre ces cévenols qui ont donné leur vie pour que la nature garde encore cette saveur dans ses veines. Poésie sur la fenêtre de l’intime, sur son environnement en corrélation avec la mémoire des anciens qui perdure. Partage d’une singularité dans un monde de globalité, sa vision engagée bouscule la relation fondamentale entre l’autre et l’intime. Croisement de regards improvisés dans le dédale des ombres en mouvements comme un rétroviseur qui nous rappelle les traces vécues que l’on peut dissoudre. Du gardien de mémoire où chaque empreinte sculpte une vision singulière expulsée dans l’espace de réflexion que l’intime des Êtres découvre ses frontières. Invitation à se laisser surprendre par le mystère qu’offre chaque poème. Chaque histoire dans sa particularité reflète une lumière hésitante qui danse dans chaque Être une curiosité. Elle ouvre la porte qui réveille un temps disparu, des regards perdus que ses mots et sa voix ravivent. Ce modelage d’odeurs, de couleurs, de visages, de situations entre les figures va servir à construire ce présent absolu. Apparition d’images dans une quête d’identité variable. C’est un spectacle qui révèle des fissures, un déséquilibre dans l’espace, une attention sur la mémoire façonnée par des croisements de réflexions intimes, sur une vision aiguë où les règles évoluent au fur et à mesure des interrogations qui se mélangent. |